Petite présentation !!!

Petite présentation !!!
Tite-critique-litteraire est un blog qui a pour but de vous faire connaitre des livres, que vous les lisiez et que vous partagiez votre avis. Je vous donnerai le mien sur chacun de ses livres, plus des citations, plus certains de vos avis qui m'auront paru les mieux.

Je ne me permettrai pas de dire que je suis une critique mais je donne mon avis sur un livre et vous pouvez très bien ne pas être d'accord with me ( totalement bilingue :-) )



Sur ce, bonne visite et lachez vos coum'z.


by soso

# Posté le lundi 10 décembre 2007 13:15

Primo Levi : Si c'est un homme

Primo Levi : Si c'est un homme
Si c'est un homme

Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connait pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain
Qui meurt pour un oui ou pour un non.


Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de ses souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non ne l'oubliez pas:
Gravez ces mots dans votre coeur
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant:
Répétez-les à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable
Que vos enfants se détournent de vous.


Histoire : C'est un récit autobiographique de Primo Levi qui fut publié pour la première fois en 1947, sous le titre "Se questo è un uomo". Il n'a connu un véritable retentissement que près de dix ans plus tard. Le récit de Primo Levi relate, de son arrestation le 13 décembre 1943 à la libération du camp par l'Armée rouge en janvier 1945, la déportation qu'il a subie à Auschwitz. La narration suit les étapes du voyage et la découverte de l'enfer incompréhensible que constitue le camp. Primo Levi en expose la structure complexe, rappelle les mauvais traitements, le froid, la faim, la maladie, le travail épuisant, la lutte quotidienne pour survivre mais il met surtout en avant le processus de dépersonnalisation et d'anéantissement physique et moral méthodiquement mis en œuvre par les nazis. Toutefois, si la perte de l'identité et de la dignité est programmée par la structure même du Lager (camp de concentration), Primo Levi veut montrer les possibilités de résistance physiques et morales de l'être humain. Son récit, divisé en dix-sept chapitres courts, propose ainsi une série de portraits (celle de l'ami Alberto, celle de Jean, l'étudiant alsacien pour lequel Levi s'efforce de reconstituer de mémoire des passages entiers de la Divine Comédie de Dante, ou celle de Lorenzo, civil italien travaillant à l'usine sans être prisonnier qui, pendant six mois, lui donne chaque jour un morceau de pain). Levi narre « journées ordinaires » ainsi que des épisodes exceptionnels et tragiques comme celui de la « sélection » d'octobre 1944 qui voit chaque déporté courir nu devant un SS maître de son sort ou la pendaison d'un déporté qui avait tenté d'organiser une mutinerie et qui meurt en criant en allemand : « Camarades, je suis le dernier ! ». Pendant l'hiver 1944, Primo Levi, chimiste de profession, est transféré dans un laboratoire dépendant du camp, ce qui lui assure une existence moins pénible. C'est alors qu'il prend conscience de la nécessité de survivre pour pouvoir témoigner.


Mon avis perso : Je voulais absolument commencer par ce livre là, merci Mme Lethuilier de me l'avoir fait découvrir, car, c'est un livre bouleversant. Si vous ne l'avez pas lu, il faut absolument courir l'acheter. C'est parfois difficile de penser que de telles horreurs ont pu se produire, que la barbarie humaine ait pu atteindre un tel degré. C'était le première fois que je ressentais autant d'émotions en lisant, je passais de la haine envers ces nazis, qui ont détruit la vie de milliers d'hommes, à la honte, la honte de me prendre la tête pour des conneries alors que tant et tant de personnes aimeraient et auraient aimé être à ma place, quand tant et tant de personnes ont su se battre et résister. Ce livre m'a fait prendre conscience d'une chose : je suis en pleine santé, j'ai ma famille et mes amis autour de moi et je suis une énorme chanceuse de n'avoir pas traverser ces épisodes atroces. Et je le redis, ce livre il faut le lire, ne serait-ce que pour le devoir de mémoire car il ne faut pas oublier ces gens qui se sont battus, qui ont souffert et qui ne méritent pas qu'on les oublie.



Auteur : Primo Levi, né le 31 juillet 1919 à Turin et mort le 11 avril 1987 à Turin, est l'un des plus célèbres survivants de la Shoah. Juif italien de naissance, chimiste de profession et vocation, il devint écrivain afin de témoigner, transmettre et expliquer son expérience concentrationnaire dans le camp d'Auschwitz, où il fut emprisonné à la Buna au cours de l'année 1944. Son livre le plus célèbre, Si c'est un homme (Se Questo è un Uomo, publié aux États-Unis sous le titre de Survival in Auschwitz) a été décrit comme « l'une des œuvres les plus importantes du vingtième siècle. ».Auteur désormais reconnu, il diversifia sa production littéraire, écrivant des histoires courtes, poèmes et romans

# Posté le lundi 10 décembre 2007 13:37

Modifié le vendredi 14 décembre 2007 13:33

Zola Nana

Zola Nana

Histoire : Nana est un roman d'Émile Zola publié en 1880, le neuvième de la série les Rougon-Macquart, traitant le thème de la prostitution féminine à travers le parcours d'une courtisane dont les charmes ont affolé les plus hauts dignitaires du Second Empire. L'histoire commence en 1868. Née en 1852 dans la misère du monde ouvrier, Nana est la fille de Gervaise et de Coupeau dont l'histoire est narrée dans l'Assommoir.
Le début du roman la montre dans la gêne, manquant d'argent pour élever son fils Louiset qu'elle a eu à l'âge de seize ans, faisant des passes pour arrondir ses fins de journées. Ceci ne l'empêche pas d'habiter un riche appartement où l'un de ses amants l'a installée. Son ascension commence avec un rôle de Vénus qu'elle interprète dans un théâtre parisien : elle ne sait ni parler ni chanter, mais son déhanchement affole tous les hommes, qui rêvent de la posséder. C'est le cas notamment de Muffat, haut dignitaire de l'Empire, pourtant homme chaste et d'une grande piété, que Nana ruine et humilie tout au long du roman. Muffat n'est pas la seule de ses victimes : d'autres sont conduits à la ruine, en particulier Steiner, se suicident (Georges Hugon, Vandeuvre), volent (Philippe Hugon), deviennent des escrocs (Vandeuvre).
Pourtant Nana est une brave fille, mais elle fait le mal sans s'en rendre compte, et surtout tous les hommes l'ennuient. Elle se met néanmoins un moment en ménage avec un homme qu'elle aime, le comédien Fontan, un homme violent qui finit par la battre et qu'elle quittera pour l'actrice Satin, dont elle sera follement amoureuse. Après avoir épuisé toutes ses économies, elle acceptera la manne financière proposée par Muffat qui désire par-dessus tout en faire sa maîtresse. Cette liaison le mènera au bouleversement total de son être, de ses convictions dévotes, son comportement probe et ses principes intègres, il s'abaissera à une humiliation inhumaine et une complaisance révoltante, contraint d'accepter les moindres caprices de Nana qui lui fait subir les pires infamies jusqu'à lui faire accepter la foule d'amants qu'elle fréquente, alors qu'il n'exigeait d'elle que fidélité en échange de la fortune qu'il lui sacrifie.
Nana atteint le sommet de sa gloire lors d'un grand prix hippique auquel assiste le tout-Paris, remporté par une pouliche qui porte son nom. Tout l'hippodrome crie « Nana », dans un délire tournant à la frénésie. Puis, après avoir peu à peu rejeté tous ses amants, elle quitte Paris, sans doute pour la Russie. Plus personne ne sait rien d'elle, jusqu'au moment où elle regagne la capitale. Atteinte de la petite vérole, Nana meurt peu de temps après, entourée de personnalités du théâtre.
Le dernier paragraphe du roman, qui décrit l'épouvantable état de délabrement du corps malade de Nana, jadis objet du désir de tant d'hommes, conclut l'œuvre de façon magistrale.


Avis perso : Bon livre, bien écrit ( c'est du Zola, faut pas s'attendre à autre chose que du Zola ), j'ai bien aimé cette histoire d'une femme qui veut avant toute chose rester libre et vivre sa vie pleinement. Nana était une femme plus que choquante pour son époque mais elle a su se faire aimer de tous . A lire ( rien que pour avoir un peu de culture ).


Auteur : Émile Zola, écrivain français (Paris, 2 avril 1840 - Paris, 29 septembre 1902), est considéré comme le chef de file du naturalisme. Il a joué un grand rôle dans la révision du procès d'Alfred Dreyfus

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 15:25